MONTREAL D’AUDE, UNE AUTRE COLLINE INSPIREE ?

Etude de Jean-Marc Cicchero, facteur d’orgues, écrite en 2016 – article de 6 pages

MONTREAL D’AUDE, UNE AUTRE COLLINE INSPIREE ?

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Extrait de la dernière page : 

« Il nous faut conclure en esquissant un scénario possible du cursus de Théodore :

  • –  Il naît à Montréal en 1801
  • –  Dès son plus jeune âge ses parents lui font prendre des cours de musique et d’orgue
  • –  Conjointement à la musique il apprend l’ébénisterie dans l’atelier familial,
  • –  Il devient officiellement organiste et professeur de musique. Il est nommé à Lagrasse où il rencontre sa future épouse,
  • –  En 1824 il se marie à Lagrasse mais n’y reste pas, s’installant à Fanjeaux comme organiste et horloger. Son premier fils y naît en 1825.
  • –  De 1826 à 1830, en plus de ses occupations à Fanjeaux il consolide ses connaissances chez Moitessier à Carcassonne ou sur des chantiers de celui-ci.
  • –  A partir de 1831 il se lance dans la fabrication de petits instruments (Villasavary ?) tout en gardant ses métiers d’organiste et horloger.
  • –  Vers 1837 les aînés de ses enfants sont formés comme organiste et facteurs
  • –  En 1838 il est coopté par l’abbé Larroque pour monter des orgues « Milacor » mais l’abbé a besoin d’un représentant à Toulouse et Théodore cherche à s’y installer. C’est à cette période que Théodore envoie son épouse dans sa famille de Lagrasse où naît son septième enfant.
  • –  A partir de 1839/40, vue la fragilité des orgues « Milacor », Théodore arrête sa collaboration avec l’abbé Larroque et s’installe définitivement à Toulouse. Commencera alors la fabrication d’une longue série d’orgues élaborés d’abord avec ses enfants puis avec des compagnons car le succès est au rendez-vous.Chacun connaît la suite. Il faut juste noter que le vide laissé par Cavaillé à Toulouse après 1832, s’il ne put être récupéré par Milacor, fut une belle opportunité pour Théodore Puget qui eut alors toute latitude pour mettre en œuvre son génie. »