Images (et quelques mots) du vernissage de l’exposition Puget

Sans commentaires, des images de l’événement du samedi 28  : d’abord, l’exposition à vide avant ouverture, puis les premières  visites.

Discours  : présentation de Geneviève Foccroulle, présidente, Dominique Perchet qui a « expliqué » l’exposition (voir texte infra), Denis Ferté, mairie de la ville et Marie-Dominique Heusse, délégué départementale de la Fondation du patrimoine qui a présenté le dispositif de mécénat qui vient d’être mis en place pour financer la restauration de l’orgue.

D’autres informations seront ajoutées dans la semaine.


Texte de présentation de l’exposition (Dominique Perchet)

Comment est structurée cette exposition ?

Une structure très classique en trois parties :

1/ d’abord l‘orgue en tant qu’instrument, né en Grèce antique, utilisé aussi bien pour les jeux du cirque, le culte religieux, jusqu’aux salles de concert, les théâtres, les salons et au cinéma.

Cela pose la question du rôle fondamental de l’orgue : il est l’instrument de la puissance tant impériale que religieuse (« le Tonnerre de Dieu »)… Les orgues de choeur ont une fonction plus « modeste » mais capitale : accompagner le culte (tout en permettant cependant de jouer un répertoire de musique classique).

2/ Ensuite, l’histoire de la famille Puget : bien sûr les quatre organiers : Théodore, Eugène, Jean-Baptiste, Maurice réunis sous la marque « Théodore Puget », dans une démarche collective. Une entreprise de taille modeste, se référant beaucoup à un artisanat faisant du « sur mesure », respectueuse des lieux, des installations précédentes, mais aussi intéressée par les évolutions et les innovations. Car n’oublions pas qu’un orgue est une machine d’une complexité formidable.

La production a été très importante : 742 créations d’instruments nouveaux, interventions sur des orgues à transformer, à rénover… Avec une diffusion très forte dans le sud-ouest mais aussi dans le monde entier ! De petits instruments (salon, choeur) comme des géants comme celui du cinéma le Royal à Toulouse ou le théâtre des Champs-Elysées de Perret à Paris.

3/ Enfin, se rapprochant de nous, les instruments Puget de Caussade, Septfonds pour arriver à notre préoccupation centrale : l’orgue de choeur de Saint-Antonin, chef-d’oeuvre (au sens des Compagnons) primé en 1887, installé en 1894 dans l’église de Saint-Antonin pour parachever le projet d’un lieu de culte à la mesure de la ville.

Bien sûr, l’exposition présente l’état actuel de l’orgue : c’est même la fonction initiale de cette exposition mais nous avons voulu souligner que cet instrument s’inscrit dans une histoire longue, tant pour la musique que pour la ville. Et qu’il peut être porteur d’un projet culturel que nous avons travaillé tous ensemble.

N’oubliez pas que la visite de l’exposition c’est bien sûr lire les panneaux dans la galerie de la mairie, mais c’est aussi fréquenter l’orgue de l’église : à voir et à entendre lors des concerts organisés par l’association des Amis de l’orgue Puget…

Dernière remarque : nous avons mis sur notre site tous les documents que nous avons pu repérer en préparant cette exposition ; merci à tous nos contributeurs : c’est accessible à tous et j’espère que cette liste pourra s’enrichir. Et dans ce même registre, il nous paraît important de renforcer la page wikipédia de Puget qui est assez faiblarde, surtout si on la compare à d’autres facteurs d’orgue. Il faudra s’y atteler…

Dominique Perchet